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Pour le public

Vérifier un accompagnant, y compris l'un des nôtres

Vous cherchez quelqu'un pour vous accompagner. Voici les questions à poser avant de vous engager. Elles valent pour n'importe quel professionnel, membre de CARPEA ou non, et un praticien sérieux ne sera jamais gêné qu'on les lui pose.

Les dix questions à poser

  • Quelle formation avez-vous suivie, où, sur combien d'heures ?Une réponse précise et vérifiable. « Je me suis formé auprès de plusieurs maîtres » n'en est pas une.
  • Quel titre portez-vous exactement, et qui le délivre ?Certains titres sont protégés par la loi, la plupart ne le sont pas. Demandez lequel, et qui l'a délivré.
  • Êtes-vous supervisé ? À quelle fréquence, et par qui ?Un professionnel qui n'est supervisé par personne travaille seul avec ses angles morts.
  • Avez-vous une assurance de responsabilité civile professionnelle ?L'attestation doit pouvoir vous être communiquée sur simple demande.
  • À quel code de déontologie êtes-vous tenu, et où puis-je le lire ?Un code sans procédure de plainte accessible n'engage à rien.
  • Que se passe-t-il si je ne suis pas satisfait ? Vers qui puis-je me tourner ?La réponse doit exister avant que le problème survienne.
  • Ce que vous proposez, qu'est-ce que cela permet, et qu'est-ce que cela ne permet pas ?Un professionnel sérieux sait dire ce que sa pratique ne fait pas.
  • Ce que vous employez est-il étayé ? Que sait-on, que ne sait-on pas ?« C'est prouvé scientifiquement », sans plus de précision, est un signal en soi.
  • Combien de séances, à quel prix, et sur quel engagement ?Le cadre matériel doit être écrit avant de commencer, pas découvert en route.
  • Que faites-vous si ma situation dépasse votre domaine ?La bonne réponse est : je vous oriente vers un professionnel de santé.
Une remarque sur les titres. En France, seuls psychologue et psychothérapeute sont protégés par la loi. Toutes les autres appellations, coach, psychanalyste, psychopraticien, sophrologue, hypnothérapeute, thérapeute, peuvent être portées par n'importe qui. Cela ne veut pas dire que ceux qui les portent sont incompétents : cela veut dire que le titre seul ne vous renseigne pas, et qu'il faut poser les questions ci-dessus.
Vigilance

Six signaux qui doivent vous alerter

Le plus grave

Une promesse de guérison

Aucun accompagnant n'est autorisé à annoncer qu'il soigne, traite ou guérit une maladie, un trouble ou un symptôme. Présenter une pratique comme traitant une maladie peut constituer un exercice illégal de la médecine.

Pénalement réprimé

Une pression sur vos soins

Personne ne peut vous encourager à arrêter un traitement médical, se substituer à votre suivi, ou conditionner son accompagnement à une rupture de suivi. La loi réprime la provocation à l'abandon de soins.

Une rupture de vos liens

Un accompagnement qui vous éloigne de vos proches, exige un engagement financier lourd et immédiat, ou fait dépendre son efficacité de votre foi en la méthode.

Un flou entretenu sur le titre

Une présentation qui laisse croire à une qualité de psychologue ou de psychothérapeute sans en remplir les conditions légales, y compris par la mise en forme d'une carte de visite ou d'une page web.

Aucune limite jamais évoquée

Un professionnel qui n'oriente jamais personne n'est pas très compétent : c'est quelqu'un qui ne voit pas ce qu'il devrait voir. Savoir dire « ce n'est plus de mon ressort » est une compétence, pas un aveu.

Un sceau invérifiable

De nombreux logos « internationaux » s'obtiennent par simple abonnement, sans vérification ni renouvellement. Demandez toujours ce que le sceau a exigé de son porteur, y compris le nôtre.

Signalement

Si vous avez un motif de plainte contre un membre

Notre procédure est accessible sans authentification et sans frais. Elle se déroule en cinq temps.

  1. Résolution directe, si elle est possibleBeaucoup de situations se règlent par un échange. Nous vous accompagnons dans cette démarche si vous le souhaitez, sans vous y obliger.
  2. Signalement écritVous exposez les faits. Nous accusons réception et vous indiquons les suites dans un délai fixé.
  3. Instruction contradictoireUne formation de trois personnes est constituée, dont deux extérieures au comité de pilotage. La personne mise en cause est informée, reçoit les éléments, et dispose d'un délai de réponse.
  4. Décision motivéeDe la recommandation à l'exclusion, selon la gravité. La visée est d'abord réparatrice, sauf sur les manquements graves.
  5. Notification écrite aux deux partiesAvec les motifs. Nous publions chaque année le nombre de signalements reçus et leur issue, sous forme agrégée et anonymisée.

Ce que nous ne pouvons pas faire

Nous ne pouvons ni interdire à quelqu'un d'exercer, ni ordonner un remboursement, ni prononcer une sanction pénale. Nos décisions portent sur l'appartenance à CARPEA.

Pour un litige financier ou contractuel, la voie est celle de la médiation de la consommation, distincte de la procédure déontologique.

Pour des faits susceptibles de constituer une infraction, la voie est celle du dépôt de plainte auprès des autorités. Les deux voies peuvent être engagées en parallèle de notre procédure.

Adhésions non ouvertes. La procédure de signalement décrite ici entrera en vigueur à l'ouverture des adhésions. Cette page décrit ce à quoi CARPEA s'engage.